Nous partageons une même anatomie vocale. Mais nous ne chantons pas, ne percevons pas, et n’apprenons pas de la même façon.
Chaque voix est traversée par une histoire, des habitudes, un rapport au souffle, au geste, à l’écoute, à l’effort. Vouloir faire entrer tout le monde dans un même modèle finit souvent par simplifier ce qui, dans la pratique, est beaucoup plus vivant.
Deux personnes peuvent entendre la même indication, faire le même exercice, chanter la même phrase, et pourtant ne pas vivre du tout la même chose. Elles ne remarquent pas les mêmes éléments, ne sentent pas les mêmes relations, ne donnent pas le même sens aux mots employés.
L’approche Le Chant en Mouvements part de là : non pas d’une voix idéale à reproduire, mais d’un processus d’apprentissage à observer, à accompagner, et à affiner.
On commence par percevoir, avant de chercher à comprendre. L’expérience précède l’explication.
Une idée peut être comprise en apparence sans que grand-chose ne change réellement. On peut entendre une explication juste, la trouver claire, même avoir le sentiment de l’avoir comprise, tout en continuant à s’orienter intérieurement comme avant.
L’expérience permet d’abord de sentir des différences, de percevoir des relations, et de rendre certaines choses plus concrètes. La théorie peut alors venir éclairer ce qui a été vécu, au lieu d’être posée trop tôt comme un savoir à appliquer.
L’enjeu n’est pas d’accumuler des exercices ni de reproduire un modèle. Il s’agit d’ouvrir un espace d’exploration, de variation, et d’observation.
Une solution toute faite peut fonctionner un moment, donner un effet, soulager, produire un résultat local. Mais si elle ne rencontre pas réellement l’organisation de la personne, elle risque de rester plaquée.
Découvrir une organisation plus juste demande souvent plus de temps, plus d’observation, plus de nuances. C’est souvent ainsi qu’une réponse devient réellement pertinente.
Le but n’est pas de vous rendre dépendant d’un professeur, d’une consigne ou d’un exercice. Il est de vous aider à développer une relation plus claire, plus personnelle et plus autonome avec votre voix.
Un effet n’est pas encore un apprentissage. Un changement doit devenir plus disponible, plus compréhensible de l’intérieur, moins dépendant d’une formule extérieure.
L’apprentissage commence quand ce qui a été entrevu cesse d’être un accident heureux et devient peu à peu une ressource.
Le Chant en Mouvements ne rejette pas la technique vocale. Mais il ne la réduit pas non plus à un ensemble de réglages à appliquer de manière uniforme.
Le son compte, bien sûr. Mais il n’est pas forcément le meilleur point d’entrée. Il est souvent le témoin, l’indice, la conséquence d’un ensemble plus vaste.
L’approche ne part pas d’un modèle vocal idéal à reproduire. Elle s’intéresse à la manière dont une voix s’organise, apprend, se contraint, évolue, et trouve peu à peu plus de disponibilité.
Elle cherche ainsi à relier plus finement technique, perception, apprentissage et expression, au lieu de les traiter comme des domaines séparés.
Le Chant en Mouvements s’inspire de la méthode Feldenkrais dans sa manière de penser l’apprentissage.
Apprendre ne consiste pas toujours à mieux contrôler. Cela consiste parfois à mieux permettre.
Au lieu d’imposer une bonne forme à un système supposé insuffisant, cette approche cherche à créer les conditions dans lesquelles une organisation plus juste pourra apparaître, se rendre disponible, et prendre sa place.
Appliquée au chant, cette logique conduit à travailler la voix non comme un mécanisme isolé, mais comme une activité vivante, liée à l’ensemble de l’organisation de la personne.
Elle ne part pas d’un modèle vocal à reproduire, ni d’une suite de consignes à appliquer de manière uniforme. Elle s’intéresse d’abord à la manière dont vous apprenez, percevez, vous organisez, et dont votre voix fonctionne dans l’expérience.
Le travail ne consiste donc pas seulement à corriger un résultat, mais à faire apparaître d’autres possibilités de fonctionnement. Il ne s’agit pas de faire entrer toutes les voix dans une même forme, mais d’accompagner un processus d’apprentissage plus vivant, plus singulier, plus ajusté.
Non. Elle ne rejette pas la technique vocale, mais elle ne la réduit pas non plus à un ensemble de réglages isolés.
Le son est un résultat. Ce qui le rend possible est souvent plus profond, plus discret, et plus riche : des coordinations, des relations, des ajustements, des appuis, une manière de s’organiser.
La technique reste importante, mais elle est replacée dans un cadre plus large, où perception, apprentissage, expression et organisation de la voix sont étroitement liés.
Le Chant en Mouvements s’inspire de la méthode Feldenkrais dans sa manière de penser l’apprentissage.
Cette approche s’intéresse moins à la correction directe qu’aux conditions dans lesquelles une fonction peut s’organiser autrement. Elle part de l’expérience, de la perception, de la différenciation, et d’un travail global plutôt que d’une action locale immédiate.
Appliquée au chant, elle conduit à travailler la voix comme une activité vivante, liée à l’ensemble de l’organisation de la personne.
Parce qu’une explication, même juste, ne transforme pas toujours la manière dont on chante.
On peut comprendre une idée, la retenir, la trouver claire, sans que cela change réellement la manière dont on perçoit ni dont on agit. L’expérience permet d’abord de sentir des différences, de percevoir des relations, et de rendre certaines choses plus concrètes.
La théorie peut alors venir éclairer ce qui a été vécu, au lieu d’être posée trop tôt comme un savoir à appliquer.
Oui. Elle peut tout à fait parler à des personnes déjà formées, parfois depuis longtemps.
Elle ne demande pas d’effacer ce qui a été appris, mais elle peut déplacer le regard. On peut très bien être occupé à produire un son, à suivre une consigne, à répéter un exercice, alors que l’apprentissage réel se situe ailleurs : dans une coordination plus générale, dans une autre manière d’organiser l’attention, dans un rapport différent à l’effort.
C’est souvent ce déplacement qui redonne de la profondeur à une pratique déjà construite.
Oui. L’approche n’est pas liée à un style unique.
Elle ne cherche pas à imposer une esthétique vocale particulière, mais à affiner la relation entre votre voix, votre manière de chanter, et ce que vous voulez exprimer. Elle peut donc nourrir des pratiques très différentes, sans vous enfermer dans une seule manière de faire.
Oui. Elle ne suppose pas d’avoir déjà un bagage technique ou théorique important.
Elle demande surtout de la curiosité, de l’attention, et une disponibilité à explorer. Les mêmes fondamentaux peuvent être traversés par tous, mais chacun les aborde à partir de son propre point de départ.
Oui. Elle déplace aussi la manière de penser l’enseignement.
Enseigner ne consiste pas seulement à donner une réponse juste. Cela consiste aussi à créer les conditions dans lesquelles une réponse peut apparaître de l’intérieur chez l’autre.
Une réponse donnée trop tôt peut être imitée ou comprise en surface, sans pour autant s’inscrire profondément. Lorsqu’un enseignement ouvre les bonnes conditions, ce qui émerge appartient davantage à la personne.
Olivier Régin est musicien, chanteur, professeur de chant et praticien certifié de la méthode Feldenkrais. Formé au Conservatoire puis à l’American School of Jazz & Modern Music, il développe d’abord son parcours artistique dans plusieurs univers musicaux, du jazz au rock et au métal, au sein de différents projets, notamment le quartet Lifescape.
Lauréat de plusieurs concours et tremplins, ce groupe sort un premier album chez Outnote Records sous la direction de Jean-Jacques Pussiau, fondateur des labels OWL Records et Nightbird Music.
En parallèle de son activité artistique, Olivier s’oriente vers la pédagogie vocale, le conseil d’artistes et la rééducation vocale. L’expérience de la scène, du studio et de l’accompagnement d’artistes nourrit peu à peu une recherche plus large sur l’apprentissage du chant, ses limites, et les conditions d’une progression plus profonde.
Au fil des années, il étudie les principaux courants pédagogiques de la voix, parmi lesquels CVT, EVT, SLS, TCM, Vocal Process et Estill Voice Training, notamment auprès de Gylliane Kayes, Helga Westmark et Robert Sussuma.
Convaincu de la nécessité d’une approche plus globale, il se forme ensuite à la méthode Feldenkrais, dont il est praticien certifié par Self-Wise Paris, avec Paul Newton comme directeur pédagogique, aux côtés de Sabine Pfeffer, Julie Peck et Anne Candardjis. Il poursuit depuis ce travail par différentes post-formations, notamment auprès de Russell Delman, David Zemach-Bersin et François Combeau.
C’est de ce croisement entre pratique artistique, pédagogie vocale et méthode Feldenkrais qu’est né Le Chant en Mouvements.
Olivier Régin est membre de l’Association Française des Professeurs de Chant AFPC – EVTA France.
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